Dans le calme et chic 16ème arrondissement parisien, plusieurs restaurants plongent leurs convives dans un univers gourmand, de la France à La méditerranée ou du Liban à la Chine. Sélection de nos restaurants préférés du quartier.
Le restaurant du Brach Paris, l’adresse trendy
Situé au 1er étage de cet hôtel du 16ème arrondissement parisien imaginé par Philippe Starck, le restaurant du Brach déploie une déco célébrant l’architecture des années 1930 mêlée à des influences venues des quatre coins du monde. Pensé comme un espace de vie et d’évasion, il est complété par une immense terrasse. Une vaste bibliothèque y côtoie des tables hautes en marbre et des lumières orangées et tamisées en font un cocon où la cuisine d’Adam Bentalha s’exprime en toute liberté. Né à Constantine et après des expériences marquantes aux restaurants du Ritz Paris, du Royal Monceau ou encore du Prince de Galles, le chef, met à l’honneur la Méditerranée, revisitée par des accents d’Orient. Dans sa cuisine conviviale et ensoleillée, chaque plat respire les épices et les odeurs d’ailleurs comme l’halloumi grillé à l’origan, le bœuf avec béarnaise au sumac et les mesfouf à la fleur d’oranger. Mention spéciale aux assiettes élégantes et originales qui subliment les mets invitant au partage. Rien de mieux après un bon déjeuner où les papilles ont délicatement voyagé que de se poser sur le rooftop du cinq étoiles à la belle saison et se détendre dans le spa avec piscine, grotte à sel, hammam et sauna, jouxtant l’incroyable salle de sport de l’hôtel, inspirée des clubs de boxe des années 30.
Le Restaurant – Brach Paris
1-7 Rue Jean Richepin, Paris 16e
Site officiel de l’établissement

Les cuisines du restaurant © Brach Paris

A la carte du restaurant © Brach Paris
L’Oiseau Blanc au Peninsula Paris, l’assiette et la vue
Si l’on ne présente plus ce palace iconique de 200 chambres, véritable ode à l’élégance parisienne et un des plus grands hôtels de Paris, il faudra se rendre sur le toit du Peninsula Paris pour apprécier la cuisine récompensée de deux étoiles Michelin de David Bizet. Sous une verrière métallique avec une vue imprenable sur la Tour Eiffel et les toits parisiens, le restaurant L’Oiseau Blanc met à l’honneur la gastronomie traditionnelle tricolore de manière moderne. Originaire de la région du Perche, le chef puise son inspiration dans la nature et s’adonne aux balades champêtres, à la chasse et la pêche raisonnées et au potager. En résultent des assiettes articulées autour d’un produit amené dans une dimension nouvelle par sa cuisson, ses assaisonnements et ses accompagnements. Oignon rouge laqué et jambon ibérique, pigeonneau rôti, homard bleu à la flamme twisté avec de l’ananas, de la betterave, des blettes et du piment… Le terroir est sublimé grâce à la main de cet artisan du goût qui propose, dans le même temps, des dressages impeccables dignes d’une œuvre d’art.
L’Oiseau Blanc – Peninsula Paris
19, avenue Kléber, Paris 16e

Un plat du chef Bizet au restaurant L’Oiseau Blanc de l’hôtel ©The Peninsula Paris

Le biplan original de Charles Nungesser et François Coli, pionniers français de l’aviation célébrés à L’Oiseau Blanc © The Peninsula Paris
Le Shang Palace au Shangri-La Paris, la Chine au firmament
Toujours dans un haut lieu hôtelier de la capitale (pour ne pas dire un des meilleurs hôtel 5 étoiles de Paris), à savoir le grandiose Shangri-La connu pour son identité asiatique, un restaurant tire son épingle du jeu par ses saveurs venues d’ailleurs. Le Shang Palace est bien plus qu’une énième table chinoise : c’est un voyage dans une Chine où la cuisine est érigée au rang d’art. Originaire de Chengdu, le chef Tony Xu a passé 20 ans à magnifier son univers dans le pays avant de rejoindre le Shangri-La Paris en 2024. Le restaurant répertorié dans le Guide Michelin propose de la traditionnelle poitrine de porc croustillante, le mythique canard laqué façon pékinoise, de multiples dim sum et une volaille impériale cuite lentement dans sa “bourse de fortune” (attention, il faudra précommander le mets 24h à l’avance!). Tony Xu rend aussi hommage à la gastronomie française en revisitant des produits nobles à la chinoise, comme avec son Foie gras sauce aigre-douce et sa sole tricolore vapeur au tofu, sauce XO signature et sauce haricot noir. Ici, on prend le temps de commander plusieurs plats, on goûte une bouchée dans l’assiette de son voisin et on l’on décolle pour une échappée culinaire de haute volée. Définitivement l’un des meilleurs restaurants de gastronomie chinoise de Paris à réserver les yeux fermés.
Shang Palace – Shangri-La Paris
10, avenue d’Iéna, Paris 16e

La salle du restaurant © Shangri-La Paris

La salle du restaurant © Shangri-La Paris
Alan Geaam, le Liban réinventé
L’histoire d’Alan Geaam est digne d’un film. Arrivé à Paris à 24 ans après avoir connu la guerre dans son pays d’origine, le Libéria, puis une nouvelle fois au Liban, celui qui débutait comme plongeur chez un traiteur libanais a fait ses débuts en cuisine en remplaçant le chef du restaurant, blessé juste avant le service. Autodidacte et entrepreneur dans l’âme, Alan Geaam gère plusieurs restaurants avant de reprendre une table dans le 16ème qu’il rebaptise à son nom. Ici, le chef dévoile une cuisine gastronomique française aux influences libanaises. Il est alors vite récompensé d’une étoile pour son mariage entre produits du terroir et saveurs d’ailleurs différenciantes. Le homard, le foie gras, le ris de veau ou encore le filet mignon sont emmenés sur d’autres chemins culinaires grâce à la mélasse de grenade, au zaatar, aux épices de taouk ou de soudjouk ou encore à la fleur d’oranger. Son menu signature se compose de deux entrées, de deux plats, d’une sélection de fromages et de deux desserts puis de mignardises, toujours dans des dressages minutieux et colorés.
Alan Geaam
19, rue Lauriston, Paris 16e

Le chef Alan Geaam © Alan Geaam

A la carte du restaurant © Alan Geaam
Le Bellefeuille au Saint James Paris, le plus pur style du club anglais
L’expérience commence par un décor. Niché dans l’hôtel de luxe Saint James Paris, le Bellefeuille offre un cadre aux apparats aristocratiques ponctués par un vent de romantisme. Comme un jardin d’intérieur, avec tapisserie végétale, motif organique, multiples plantes et couleurs tant boisées que verdoyantes, le tout dans un cadre fait de moulures travaillées et d’une cheminée d’époque, ce restaurant une étoile Michelin est tenu par Grégory Garimbay. Formé dans des restaurants au Luxembourg et en Suisse avant de faire ses armes dans les palaces parisiens, avec des instants aux côtés de grands chefs comme Alain Ducasse, le cuisinier est guidé par un triptyque harmonieux : le végétal, le minéral et l’iode, en écho à ses racines. Au sein de l’hôtel classé Relais & Châteaux, Grégory Garimbay propose des cartes saisonnières, où les produits du moment inspirent sa carte. Un menu autour de la truffe noire est aussi disponible, où le champignon de prestige réhausse un oignon grelot au comté, pimpe un chou accompagné par de l’andouille de Guéméné et valorise un ris de veau contrasté par du cornichon. Une pépite bucolique et poétique, reflet de l’ADN de cette maison parisienne protégée avec spa Guerlain, 48 clés, deux pavillons et quelques appartements. Une terrasse champêtre est quant à elle parfaite lors de la venue des beaux jours.
Bellefeuille – Saint James Paris
5, place du Chancelier Adenauer, Paris 16e

La salle du restaurant Bellefeuille © Le Saint James Paris

L’entrée de l’hôtel © Le Saint James Paris




