Le SAX Paris
Le cadre ? Rive gauche, à un jet de pierre du Champ-de-Mars et face à la Tour Eiffel, le SAX a posé ses pénates au 55 de l’avenue de Saxe. L’adresse appartient à la collection LXR Hotels & Resorts, la branche ultra-luxe de Hilton, et réunit sous un même toit une galerie, un bar, un jardin secret, un spa, deux tables et un rooftop. Le 7e dans sa version la plus contemporaine, sophistiquée et décontractée à la fois.
Le style ? Côté chambres, on mise sur le marbre, des lignes nettes, des matières nobles et de petits détails qui font la signature maison. Touche rive gauche : les minibars portent la griffe du Bon Marché.
Le rooftop ? On grimpe au dernier niveau pour ce qui donne tout son sens à l’adresse : le rooftop Kinugawa, terrasse tournée vers la Tour Eiffel, les monuments parisiens en enfilade à l’horizon. La vue change au fil des heures. À midi, déjeuner les pieds dans le ciel ; en fin de journée, apéritif au coucher du soleil, quand la Dame de fer vire à l’or et que la lumière glisse sur les toits ; le soir, on passe à table, car le dîner s’y fait japonais – la signature Kinugawa, où la vue et l’assiette se font écho. La montée, ici, c’est le moment fort du séjour.
Le restaurant ? Kinugawa Rive Gauche : le raffinement parisien marié à la gastronomie japonaise contemporaine, sashimis, makis créatifs et poissons saisis au binchotan. Un cran plus bas, le SAX55 joue la cuisine de saison ; le Bar 55, lui, aligne cocktails maison, vins et champagnes, à siroter au comptoir ou dans le jardin secret. Le dimanche, le brunch japonais du rooftop fait le plein de sushis signature et de cocktails au matcha.
Combien de clés ? De la Chambre SAX de 24 m² à la Signature Suite de 80 m², la plus vaste de l’hôtel, les catégories s’échelonnent par paliers, certaines ouvertes sur les toits du 7e, d’autres sur le jardin paysager. Entre les deux, la Suite Jardin d’Hiver (40 m²) et la Prestige Junior Suite (50 m²) ont de quoi voir venir.
Ce qui fait la différence ? Le sur-mesure poussé loin : un personal shopper pour écumer le Bon Marché Rive Gauche, une virée en jet privé au départ du Bourget, une visite privée de la Tour Eiffel coupe-file. Et pour récupérer, le SAX Le Club déploie ses équipements Technogym, sauna, hammam et cabines de soins, piscine et jacuzzi à la clé.
Hôtel SAX Paris
55 avenue de Saxe, 75007 Paris

Rooftop vue Tour Eiffel de l’hôtel ©Sax

Suite Signature de l’hôtel ©Sax
Le Brach Paris
Le cadre ? Dans le 16e arrondissement, à hauteur du Trocadéro, un ancien centre de tri postal des années 70 a entamé une seconde vie : 7 000 m² qu’Evok Collection a laissés à l’imagination de Philippe Starck. Dans cet hôtel de luxe de Paris, le designer y fait dialoguer l’architecture des années 30, le Bauhaus et les surréalistes, des matières brutes – bois, cuir, béton, verre, marbre – et un cabinet d’objets insolites. Un 5 étoiles qui, dit Starck, tient plus du lieu de vie que de l’hôtel.
Le style ? Côté chambres, Starck convoque le palissandre, le marbre, le verre fluté et une foule d’objets chinés, le tout cueilli par la lumière douce d’une façade entièrement vitrée. Le minibar, lui, se mue en concept store.
Le rooftop ? Aux beaux jours, on prend de la hauteur : le rooftop coiffe l’immeuble d’un potager et d’une vue à 360° sur les toits parisiens. Chaque été, l’endroit change de costume – cette saison, il devient Villa Minuty, hommage à la Provence et au domaine varois qui produit son rosé depuis 1936. Mobilier et nuances empruntés aux rivages azuréens, carte rangée du côté de l’apéritif provençal et des cuvées du domaine, de la gamme Or à la cuvée 281 : on y trinque à l’été tropézien, à la verticale de Paris. Le genre d’endroit où l’on repousse l’heure du dîner sans s’en apercevoir.
Le restaurant ? Aux fourneaux, Adam Bentalha – passé par le Ritz, le Shangri-La et le Prince de Galles, aujourd’hui chef exécutif du groupe Evok – déroule une cuisine méditerranéenne aux accents d’Orient, calée sur l’équilibre des saveurs : gnocchi farcis et bolognaise de calamar au pastis, saumon mariné au sumac, stracciatella et huile de menthe. Au bar, on reste en Méditerranée, sirops maison et jus extraits à froid ; sur la terrasse du 1er, l’huile d’olive de la Maison Kalios donne le la à la belle saison.
Combien de clés ? 59, chambres et suites confondues, du 1er au 6e étage. Les chambres s’étagent de la Classique (24 m²) à l’Exécutive (37 m²) ; au-dessus, six suites vont de 60 à 210 m², toutes prolongées d’une terrasse arborée avec bain norvégien ou jacuzzi et vue à 180° sur la ville – vue sur la Tour Eiffel en prime pour quelques-unes. La plus vaste, la suite Annette, culmine à 210 m² avec quatre terrasses privatives.
Ce qui fait la différence ? L’esprit « corps sain », pris au pied de la lettre. Sous l’hôtel, un club de sport en règle regroupe une piscine de 22 mètres, un sauna, un hammam, un jacuzzi intérieur et, plus rare, une grotte de sel ; près de cent cours collectifs, en bassin et en salle, s’y enchaînent chaque semaine, et les coachs poussent volontiers jusqu’à la boxe. Côté récupération, les soins sont signés Clarins. Plutôt club de quartier survitaminé que simple spa d’hôtel.
Brach Paris
1-7 rue Jean Richepin, 75116 Paris

Vue sur la Tour Eiffel depuis le rooftop de l’hôtel de luxe le Brach Paris ©Charles Jean

Une suite de l’hôtel de luxe le Brach Paris ©Nolwenn Pernin
La Fantaisie
Le cadre ? Derrière une façade tranquille de la rue Cadet, dans le 9e arrondissement de Paris, le designer Martin Brudnizki a imaginé son premier hôtel parisien comme une fleur qui s’ouvre vers le ciel, du spa enfoui en sous-sol jusqu’au rooftop. Clin d’œil à la rue, baptisée d’après les frères Cadet, maraîchers qui fournissaient jadis la cour royale : la verdure court partout, et ce boutique hôtel 5 étoiles reste l’un des rares à Paris à cumuler vrai jardin et toit-terrasse. Le Guide Michelin lui décerne une Clé.
Le style ? Brudnizki promène sa fantaisie végétale jusque dans les chambres : papiers peints fleuris, mobilier vintage aux teintes vives – orange, turquoise –, salles de bains de marbre et détails parisiens rétro. Le jardin gagne les murs autant que la cour.
Le rooftop ? Au sommet, le Bar sur le Toit tient lieu de jardin suspendu : fleurs à foison, citronniers en pot, lumière qui tourne au fil des heures. On y refait l’apéritif version perchée – cocktails classiques taillés avec soin, petites bouchées à partager, fraîches et simples – pendant que le regard file sur les toits, le dôme du Sacré-Cœur en toile de fond. Quand le quartier s’allume en contrebas, on laisse traîner les verres et l’on oublie de redescendre.
Le restaurant ? Au rez-de-jardin, le Restaurant sert une cuisine française de saison sous la verrière, joyeuse et simple : produits respectés, assiettes colorées et généreuses, faites pour être partagées. Côté rue Cadet, le Café en propose la version animée, du petit matin jusque tard, terrasse en prise directe sur le quartier. Restaurant, Café, Bar sur le Toit : trois lieux, trois ambiances.
Combien de clés ? 73 en tout : 63 chambres et 10 suites, ouvertes côté jardin ou côté rue. Les suites s’offrent une terrasse – les unes plongent sur la cour verte, les autres sur les toits du quartier.
Ce qui fait la différence ? Le secret se cache sous la rue. En sous-sol, un spa qu’on ne soupçonne pas de l’extérieur : bains chauds, flottants ou froids, hammam et sauna infrarouge sous des mosaïques végétales, soins Holidermie. La fleur imaginée par Brudnizki naît là, dans la pénombre, et vient s’épanouir tout en haut, sur le rooftop.
La Fantaisie
24 rue Cadet, 75009 Paris

Une table avec vue sur les toits de Paris de l’hôtel ©La Fantaisie

L’hôtel du 9ème arrondissement la Fantaisie © Jérôme Galland
Le SO/ Paris
Le cadre ? Qui aurait parié que cette ancienne préfecture en béton devienne un audacieux hôtel 5 étoiles en bord de Seine entre Bastille et Notre-Dame. L’établissement du groupe lifestyle Ennismore en squatte les dix derniers étages pour offrir des vues panoramiques à couper le souffle sur la ville Lumière, un spa Codage et un restaurant qui s’accompagne, une évidence, d’un rooftop déjà myhique.
Le style ? Joliment décalé avec ses colonnes tulipes et ses fauteuils orange bien rondouillards, tout droit sortis des sixties. Mais aussi très moderne, avec ses nombreuses œuvres d’art contemporain, agréablement chaleureux enfin, avec sa pierre et son bois.
Le rooftop ? C’est au 16e et dernier étage que tout commence, dans ce bar à l’atmosphère chic, au design impeccable ; des jeux de miroirs, un bar en pierre noire, et le bleu profond de la moquette, clin d’œil à la Seine. On se love dans ce canapé qui ondule sous ses bouclettes laineuses et laiteuses. Et l’on s’octroie la plus belle des gourmandises : la vue à 360° qui égrène les mythiques monuments de la capitale. Alors on prend tout son temps pour siroter un Hamer ou un Bloody Bonnie. Qui sera votre Clyde ?
Le restaurant ? Un étage en-dessous pour faire ami-ami avec Bonnie : les baies vitrées qui parent le restaurant parisien du sol au plafondhappent d’emblée. Une moquette psychédélique et des banquettes aux rondeurs prometteuses : l’inspiration Space Age est bien là. On aura pensé à réserver sa table en terrasse, sous ce kaléidoscope de miroirs qui reflète – presque – tout Paris : l’œuvre d’Olafur Eliasson et Sébastian Behmann donne autant le vertige que le panorama. On commande un sage velouté de petit pois so frenchy ou ce poulet frit sauce BBQ : oui, la carte s’ancre de part et d’autre de l’Atlantique et propose quelques plats à partager comme ce croque-monsieur à la truffe, ou ce Bonnie’s Brookie réussis.
Combien de clés ? Du jaune safran, des bleus, du bois et du cuir : les 162 chambres fleurent le beau, une beauté simple et délicate, effleurée par la lumière qui entre à flots. Avant d’éteindre la lumière, selon la vue choisie, on n’omet pas de saluer l’ange de la Bastille ou la Tour Eiffel.
Ce qui fait la différence ? Un bain de jouvence dans les années soixante côté déco et une soirée en trois étapes toujours avec cette vue superbe du bar au restau, pour finir au club et son ambiance façon disco.
Hôtel SO/ Paris
10 Rue Agrippa d’Aubigné,
75004 Paris

La terrasse du restaurant Bonnie de l’hôtel SO/ Paris ©Romain Ricard

La Suite Paris de l’hôtel SO/ Paris
TOO Hôtel
Le cadre ? Cap sur le 13e, dans le ciel : le TOO Hôtel se hisse au sommet de l’une des Tours Duo de Jean Nouvel, en château suspendu au-dessus de Paris. Conçu par Laurent Taïeb (Kong, Madame Rêve) et entièrement imaginé par Philippe Starck, ce 4 étoiles a rejoint depuis la collection MGallery d’Accor. En contrebas, la Seine, la Tour Eiffel et les monuments défilent – vus depuis le lit.
Le style ? À l’intérieur, le décor porte la patte futuriste de Philippe Starck : lignes audacieuses, intérieurs raffinés, et partout le verre, qui fait entrer Paris du sol au plafond. Le plus beau décor, ici, c’est la vue.
Le rooftop ? C’est le clou de l’adresse, et le plus haut de Paris : le TOO TacTac, skybar accroché à 130 mètres au-dessus du trottoir. Salle panoramique d’un côté, immense terrasse à ciel ouvert de l’autre, et la ville qui se teinte de rose puis d’or à mesure que le soleil descend. L’ambiance y est franchement électrique, festive jusque tard. On vient lever son verre face au vide, le nez dans les nuages, avec le sentiment très net de ne plus tout à fait être à Paris.
Le restaurant ? Un cran plus bas, au 25e étage, le TOO Restaurant est logé dans un cube de verre de six mètres de haut, ouvert toute l’année du matin au soir. Le chef Benjamin Six y envoie une cuisine du monde, contemporaine et cosmopolite – tataki de bœuf angus, hot pot de crabe, poulet karaage, chakchouka – avant les desserts de Pierre Hermé. Le dimanche, le brunch passe pour le plus haut de la capitale, à 120 mètres.
Combien de clés ? 139 chambres et suites, juchées en haut de la tour, rangées en trois familles selon l’horizon : vue Tour Eiffel, vue Seine ou vue Downtown Paris. Toutes regardent la capitale de haut ; certaines ajoutent une terrasse.
Ce qui fait la différence ? Le grand écart : après la fête, le calme. Au TOO Chill, place à l’apesanteur – un sauna en cèdre et, surtout, un jacuzzi en plein air face à la Seine, parfait pour cueillir le lever du soleil. Se baigner à cette hauteur devant Paris qui s’éveille : la démesure, mais version douce.
TOO Hôtel
65 rue Bruneseau, 75013 Paris

Vue sur Paris depuis la terrasse du TOO TacTac Skybar du ©TOO Hôtel

La Suite panoramique vue Tour Eiffel du ©TOO Hôtel à Paris




